Actionneur : (électronique)

Système commandé qui transforme l'énergie électrique en action. Par exemple une résistance chauffante produit de la chaleur,  une lampe de la lumière, un haut-parleur du son.

 

Appareil communicant : (électronique)

Terme utilisé dans les domaines de la téléphonie et de la communication. Il désigne un appareil électrique autonome qui permet de créer une communication à distance avec autrui. Les appareils communicants les plus courants sont les téléphones portables.

 

Armure : (industrie textile)

Séquence d'enchevêtrement des fils entre eux pour créer un motif technique ou décoratif. Certaines très populaires sont devenues au fil du temps des appellations commerciales pour le grand public. Pourtant elles correspondent chacune à un type de fabrication. Par exemple en tissage : le carreau vichy, le prince de galles ou le pied-de-poule et pour le tricot : le jersey ou l’interlock.

 

Bio-hacking : (communauté libre)

Mouvement de pratique expérimentale de la biologie dans un cadre non-académique. Polarisé sur la recherche de connaissance autour de l’ADN, ce mouvement commence à avoir une grande aura auprès du grand public car il permet de découvrir par l’expérimentation différents processus biologiques. Leur éthique est identique à celui des hackers informatiques, c’est à dire prouver que l’apprentissage et la culture permet à tout à chacun de conserver un jugement éclairé et libre face au monde de l’industrie.

 

Capteur : (électronique)

Désigne une interface qui transforme un processus physique en données exploitables en informatique. Par exemple, un capteur va traduire la pression en tension électrique. Les capteurs sont la base de la récolte d’informations appelée dans le jargon professionnel acquisition de données. Ils appartiennent à six grandes familles toutes liées aux phénomènes physiques : la mécanique, la thermique, l’électricité, le magnétisme, la radiation, la chimie.

 

Catalyseur : (chimie)

Elément ou substance dont la simple présence permet d’accélérer ou de favoriser une réaction chimique.

 

Chaîne et trame : (industrie textile)

Etoffe issue de la technique de tissage. La chaîne est la nappe de fils positionnée sur le métier à tisser. La trame est la nappe de fils perpendiculaires à la chaîne autrement dit la largeur (appelé laize) du tissu.

 

Cms : (électronique)

Acronyme électronique de Composant pour Montage en Surface. Vient de l’anglais SMD, Surface Mounted device. Désigne une technique et par extension les composants de très petites tailles (en général de un ou deux millimètres) qui permettent la réalisation des circuits électroniques miniatures.

 

Connectique : (électronique et informatique)

Ensemble des éléments qui permettent de relier physiquement et électriquement un dispositif ou une carte électroniques. Ils concernent essentiellement les connecteurs et les prises.

 

Cosmétotextile : (industrie textile)

Terme hybride et générique apparu dans les années 1990 il désigne les textiles qui apportent une prestation liée à la cosmétique dans le sens large. Ainsi, le plus souvent la technologie de la microencapsulation pour apporter une prestation cosmétique à travers des principes ou agents actifs de crème hydratante, de parfum, d’effet rafraichissant. Depuis les années 2000, le vocabulaire se précise au fur et à mesure des avancées technologiques avec entre autre les dermotextiles, texticaments…

 

Cristaux liquides : (science)

Substance qui a un état intermédiaire entre le liquide et le solide. Cette structure particulière permet des applications optiques très utilisées pour les écrans plats. Ces derniers sont composés d’une source lumineuse (souvent des tubes néons), de filtre polarisant pour écarter certaines longueurs d’ondes, et de cristaux liquides. A l’aide d’un champ électrique, ces derniers peuvent s’orienter de manière à laisser passer plus ou moins la lumière.  Les cristaux liquides sont en quelque sorte des micro-persiennes commandées par des impulsions électriques.

 

Diode (électronique)

Terme électronique pour désigner un composant électronique qui ne peut être traversé par le courant que dans un sens. Elle a une polarité c'est à dire un côté positif « + » et un côté négatif « - ». Il existe une version lumineuse connu sous l'acronyme LED (cf définition).

 

Dispositif : (langage courant)

Ensemble de pièces qui constituent un mécanisme, un appareil, une machine.

 

DIY : (communauté libre)

Acronyme de l’expression anglosaxonne : « Do It Yourself » autrement dit, « Faites-le vous-même ». Initié par Hugo Gernsback, auteur de science-fiction et éditeur prolifique, il créa plusieurs revues dont la célèbre Radio-craft en 1929 qui publiait des montages électroniques pour réaliser soi-même des circuits comme par exemple les radios. En Europe, Aenne Burda fut la précurseur du mouvement DIY en publiant à partir de 1949 la revue Burda Moden qui propose des modèles et des patronages prêt à l’emploi pour guider les ménagères désireuses de réaliser elle-même leurs vêtements. Très en vogue dans le années 1970, le DIY s’est approprié internet en proposant abondamment des tutoriaux et des vidéos de démonstrations qui permettent d’initier pas à pas les néophytes à toutes sortes de techniques.

 

Eco-techno textiles : (industrie textile)

Une des trois catégories des textiles à fonctions actives. Apparues dans les années 2010, elle rassemble d’une manière large les textiles à fonctions actives qui intègrent dans leur processus de création, leur fabrication, leur application, une démarche responsable. La plupart du temps, ce parti pris n’est pas dans un but écologique direct.

 

Embarqué : (électronique, spectacle, évènementiel)

Adjectif qui signifie que les technologies, les dispositifs, les appareils utilisés sont autonomes en énergie et donc facilement transportables. La plupart du temps ils concernent des éléments de petites tailles voir miniaturisés et qui  fonctionnent sur batteries.

 

Electroluminescence : (science)

Luminescence provoquée par un champ ou un courant électrique traversant une substance.

Cf luminescence.

Les diodes lumineuses sont toutes électroluminescentes. Il existe aussi des feuilles ou des fils. L'exemple le plus courant : les fonds d'écrans des téléphones portables.

 

Electronique : (science)

Une des branches de la physique appliquée qui étudie les signaux électriques dans le but d’émettre ou de recevoir des informations au sens large. L’utilisation des faibles flux électriques permet de multiples applications notamment en informatique, télécommunication ou automatisme. Il y a deux types d’électronique : l’analogique et le numérique. Le premier utilise les caractéristiques des composants pour obtenir et transformer une donnée en tension électrique. Le second, traduit ces mêmes données en code binaire (bit) afin qu’elles puissent être utilisées par un programme informatique.

 

Ennoblissement : (industrie textile)

Nom générique des différentes étapes de finitions décoratives et techniques qui vont donner la valeur ajoutée du tissu, autrement dit sa valeur marchande. compte 4 grands domaines d'intervention : la préparation, la coloration (teinture et impression), les apprêts mécaniques et chimiques, l'enduction. Elles s'effectuent quelque soit la famille de textiles (Chaîne et trame, maille, non-tissé…). La traduction anglaise de ce terme étant finishing, l’amalgame est souvent fait avec le terme français finissage.

Cf finissage

 

EPI : (industrie textile)

Equipement de Protection Individuelle. Ce terme professionnel concerne tous les vêtements de travail et les accessoires tels que les chaussures, casques, gants qui accompagnent une tenue professionnelle. C’est une catégorie qui a des contraintes très particulières notamment pour la résistance à l’abrasion, à la température, aux produits chimiques. Ils concernent souvent des métiers à risques comme les pompiers, les militaires, les élagueurs, les agents de maintenance des industries électriques. Conçus pour résister à tout, ils posent évidement de sérieux soucis pour leur recyclabilité.

 

E-textile : (industrie textile)

Une des trois catégories des textiles à fonctions actives. Ces tissus ont la particularité de nécessiter le passage de flux électriques pour fonctionner. Ce flux sert le plus souvent pour alimenter un dispositif électronique, mais il peut aussi servir à chauffer dans le cas de fils résitifs.

 

Greffage : (industrie textile et chimie)

Traitement chimique et physique des polymères (chaîne de molécules) d’une fibre synthétique textile. Il permet d’apporter durablement de nouvelles propriétés pour faciliter par exemple la teinture, ou un comportement hydrophobe.

 

Fablab : (communauté libre)

Contraction de "fabrication laboratory", autrement « laboratoire de fabrication ». C’est un lieu ouvert au public où il est mis à sa disposition du matériel professionnel pour concevoir, expérimenter et réaliser des objets ou des expériences. Ces ateliers facilement accessibles sont dans une logique de partage de savoirs et sont très fréquentés par les étudiants, artistes, et passionnés de sciences.

 

Fibre optique : (science)

Fil de verre ou de plastique qui permet de transporter des informations traduites en signaux lumineux sur une grande distance, à très grande vitesse et avec une très faible perte de qualité. La fibre optique est composée d’un cœur de fibre et d’une gaine. Le faisceau lumineux se propage dans le cœur par réflexion sur sa gaine et avance en zig-zag. Il suffit d’un seul point lumineux, par exemple une LED, pour alimenter un faisceau de plusieurs dizaines de fibres. Le traitement latéral des fibres notamment par sablage, permet de créer des motifs en faisant apparaître à la périphérie les réflexions lumineuses.

 

Finissage : (industrie textile)

Souvent utilisé comme synonyme d’ennoblissement, le terme finissage concerne en réalité les opérations réalisées après la teinture ou l’impression, pour parfaire la finition des étoffes avant leur mise en vente.

 

Fluorescence : (science)

Propriété spécifique de certains corps d’absorber la lumière (visible ou non) et de l’émettre de nouveau avec une longueur d’onde plus grande. On distingue la fluorescence qui s’arrête dès que cesse l’illumination, de la phosphorescence et/ou luminescence qui persistent.

 

Foulardage : (industrie textile)

Opération d’ennoblissement où le tissu est trempé dans une solution afin de l’imprégner. Cette technique très simple est utilisée souvent pour la coloration mais aussi pour le dépôt de microcapsules de principes actifs.

 

Heimtextil : (commerce, industrie, textile)

Crée en 1971, Heimtextil est un salon international des textiles pour la décoration, le linge de lit et linge de table. Annuel, il a lieu à Franckfort.

 

Hypovigilance : (automobile, sécurité)

Terme automobile pour représenter l’endormissement du conducteur, en quelques secondes et parfois les yeux ouverts. L’hypovigilance est remarquée dans les longues conduites où la fatigue réduit insidieusement l’attention.

 

Impression textile : (industrie textile)

L'impression textile est une des étapes de l'ennoblissement et s'effectue sur le tissu dit "tombé.

 

Impression au cadre : (industrie textile)

Procédé d’impression sérigraphique à travers un écran de tissu. Cet écran est appelé "cadre plat". Les tables d’impression sont de la largeur (laize) du tissu imprimé et peuvent faire plusieurs dizaines de mètres. Cette technique a été fortement développée dans la région lyonnaise d'où le terme "impression à la Lyonnaise". Il faut impérativement un cadre par couleur. Le dessin est conçu comme un motif pouvant se répéter et s'emboiter parfaitement, c'est ce que on appelle un motif au raccord.

Résumé du process : création du motif et mise au raccord, séparation des couleurs, fabrication des films, gravage (préparation des cadres), fixation du tissu sur la table, préparation des encres, puis impression une à une des couleurs.

 

Impression au cylindre : (industrie textile)

C'est le même principe que la sérigraphie sauf que les cadres deviennent des cylindres et ils impriment tous en même temps. Ce procédé est particulièrement adapté pour la fabrication de gros métrages.

Comme pour l'impression au cadre, il faut un cylindre par couleur.

Résumé du process : création du motif et mise au raccord, séparation des couleurs, gravure (fabrication d'un cylindre par couleur), installation des cylindres et préparation des encres, défilement en continu du tissu lors de l'impression.

 

Impression numérique : (industrie textile)

Procédé d’impression avec imprimante jet d’encre soit en réactif (A) soit par transfert (B).

C'est le moyen le plus rapide actuellement pour imprimer de petite quantité en couleur. Cela signifie que le jet d'encre imprime en "quadri" ( CMJN : Cyan-Magenta-Jaune-Noir), comme dans l'impression papier.

Résumé du process :

A- Réactif : coton/soie - Création du motif, pas de raccord nécessaire, envoi du fichier directement sur l'imprimante, impression en direct sur un support textile préalablement traité.

B- Transfert : polyester - Création du motif, pas de raccord nécessaire, envoi du fichier directement sur l'imprimante, impression d'un papier transfert, calandrage à chaud : mise en contact du papier et du tissu lors de leur passage entre 2 rouleaux chauffés, créant ainsi le transfert du motif.

 

Installation : (Art contemporain)

Terme artistique désignant une oeuvre éphémère conçue dans un environnement précis. Les installations ont souvent une ou plusieurs de ces particularités : elles combinent plusieurs médias ensemble, le spectateur peut s’y déplacer, elles sont souvent créées pour un endroit spécifique et ne peuvent être montrées ailleurs (par opposition aux peintures qui se transportent de galerie en galerie). Certain type d’installation ont donné naissance à des mouvements comme le Land Art.

 

IPSO : (commerce, industrie, textile, sport)

Salon professionnel créé en 1970 et situé à Munich. Il est le rendez-vous bi-annuel incontournable des professionnels du sport. Ils inaugurent en 1994 leur premier forum tendances. Ils remarquent la commercialisation en 2001, d’une veste de ski qui intègre un téléphone. En 2006, il crée un partenariat avec la plate-forme d’échange « wearable technologies » qui les accompagne avec des conférences tournées vers les nouvelles technologies.

 

ITMA : (commerce, industrie, textile)

Salon professionnel des équipements industriels pour la filière textile. Créé en 1951, il a lieu tous les 4 ans dans une ville européenne. En 1999, il présente à Paris, les premières imprimantes à jet d’encre numériques.

 

Laize : (textile)

Terme désignant la largeur de fabrication d’un tissu. Elle se mesure en cm.

 

LED : (électronique)

Acronyme de Light Emitting Diodes, diode électroluminescente. La diode est un composant électronique qui permet le passage du courant dans un seul sens. Avec certains éléments (Table de Mendeleïev), le mouvement des électrons et leurs recombinaisons provoquent une émission de lumière. Tout d'abord utilisé comme témoin visuel du bon fonctionnement d'un circuit électronique, il devient un élément décoratif dès sa mise au point en 1962 par Nick Holoniac. Il existe plusieurs tailles de diodes lumineuses, les plus petites sont montées par des robots et connectées grâce à des fils d'or. Chaque diode a des caractéristiques précises d'intensité lumineuse (lumen) et un angle d'action. A partir des années 1990 avec l'arrivée des LEDs bleues puis blanches, les applications dans le domaine de la signalétique, de la luminothérapie et de la décoration se développèrent rapidement.

 

Levier créatif : (communication)

Tout action, technique, processus qui facilite la créativité. Les nouvelles technologies parce qu’inconnues du monde textile permettent une rupture dans un processus établi et créent un changement de point de vue qui ouvre de nouvelles voies créatives.

 

Luminescence : (science)

Emission de lumière après excitation des électrons d’une matière. Il y a deux types d’émission : la fluorescence et la phosphorescence. Pour simplifier, quand l’émission de lumière est immédiate après l’excitation de la matière on parle de fluorescence (aspect de couleur supra-lumineuse de jour). Quand l’émission de lumière est différée de l’excitation on parle de phosphorescence. L’excitation peut être provoquée par différents paramètres : l’électricité (l’électroluminescence), une réaction chimique (chimioluminescence) etc.

Si la phosphorescence est visible de nuit par rapport à la fluorescence ce n’est pas parce que la matière est dans l’obscurité mais parce que le retour des électrons est suffisamment long pour que l’on ait le temps de se mettre dans l’obscurité. L’émission de lumière décline au fur et à mesure que les électrons reviennent à leur état initial ; cette durée variable est appelée rémanence.

 

M1 (bâtiment)

Classement non-feu des matériaux. Il existe plusieurs classements non-feu normalisés : M0, M1, M2, M3.

Si MO est lié aux matériaux de construction. Les textiles sont concernées par les catégories M1, M2 et M3.

M1 : les textiles sont fabriqués à partir de fibre non-feu comme le Rhovyl, le Trevira CS...

M2 : les textiles ont subi (certificats obligatoires par le sous-traitant) un apprêt ignifugeant.

M3 : les textiles ne sont pas non-feu.

 

Mécatronique : (technoscience)

Terme apparu dans le Larousse en 2005 et qui désigne la combinaison de la mécanique, de l’électronique et de l’informatique.

 

Mémoire de forme : (science)

Capacité de certains matériaux à mémoriser une position lors d’une contrainte mécanique et de la restituer à une certaine température. Elle peut être mise en place dans des alliages métalliques (comme le Nithinol) ou des polymères. La mise en œuvre et le peu d’encombrement attirent l’attention du monde de l’industrie pour des applications en mécanique ou dans le milieu médical. Il faut noter que certains végétaux, comme la pomme de pin, ont naturellement cette propriété.

 

Microcontrôleur : (électronique)

Circuit électronique composé d’éléments constituant un ordinateur : processeur, mémoires et entrées-sorties pour gérer des périphériques.

 

Microélectronique : (science)    

Branche de l’électronique caractérisée par ses composants miniatures. Cf électronique.

 

Microencapsulation : (chimie)

Technique qui permet de conditionner des molécules actives dans de microscopiques enveloppes appelées microcapsules. De multiples techniques permettent obtention de microcapsules la plus simple étant l’émulsion suivie d’une réticulation afin de les enrober d’une membrane protectrice. La première utilisation commerciale a été le papier-carbone. Elle est utilisée dans le monde textile pour apporter des fonctionnalités liées à la cosmétique, le bien-être et le para-médical.

 

Microfibre : (industrie textile)

Fil synthétique dont le diamètre est inférieur à l’unité de mesure (décitex) conventionnelle. Pour le consommateur final, cela se traduit par des articles d’une grande finesse et particulièrement soyeux que l’on retrouve dans le domaine de la lingerie ou du sport.

 

MP3 : (informatique)

Signifie MPEG Audio Layer 3. C’est une norme de compression audio qui permet de réduire un fichier musical sans perte de la qualité sonore. Lancé en 1987 par un centre de recherche allemand, il est connu du grand public en 1999 avec le lancement du premier baladeur numérique.

 

Non-tissé : (industrie textile)

Matière textile obtenue par le liage mécanique, chimique ou thermique de fibres textiles courtes disposées en nappe. Le non-tissé a été la première technique utilisée par l’homme pour créer une matière textile naturelle et non-feu : le feutre de laine. L’arrivée des fibres synthétiques a ouvert de nombreux champ d’applications notamment pour l’agriculture, les ponts et chaussés et le médical.  

 

Open-source : (informatique, communication, communauté libre)

Ce dit d’un logiciel dont le code source est facilement et grâcieusement accessible pour pouvoir être utilisé et/ou modifié.

 

OLED : (science)

Acronyme de Organic Light Emitting diode, diode électroluminescente organique. Les LEDs classiques sont fabriquées à partir d’éléments chimiques inorganiques comme le silicium. Les composants organiques eux, sont issus de la fabrication de polymères semi-conducteurs. Leur mode de fabrication lié à l’industrie chimique et non à l’extraction de minerais rares permet des perspectives de développements fructueuses. Il est désormais possible de déposer directement sur un substrat les fines couches des semi-conducteurs. Une des applications révolutionnaire est la fabrication d’écrans souples et de circuits électroniques élastiques. Le grand public associe souvent le mot organique avec une dimension écologique, ce qui n’est pas le cas ici.

 

PCM : (science)

Acronyme de Phase Change Material, matériau à changement de phase Ce sont des substances qui ont la particularité de changer d’état ou de phase d’une manière réversible en stockant ou en libérant de la chaleur. En emmagasinant de la chaleur, les molécules se liquéfient (d’où l’aspect rafraichissant au toucher) et la restituent en se solidifiant. Ils peuvent être déposés sur un tissu par enduction ou via des microcapsules (Cf microencapsulation). Des fibres incluant aussi ses substances dans leur structure ont été mises au point.

 

Périphérique : (informatique, électronique)

Terme utilisé en électronique et en informatique pour désigner tous les dispositifs nécessaires pour le fonctionnement des circuits électroniques. Ils concernent les capteurs, les actionneurs, les terminaux comme les écrans, le cablage etc.

 

Phosphorescence : (science)

Luminescence à partir principalement du phosphore.

 

Première Vision : (commerce, industrie, textile)

Salon professionnel créé en 1973, qui regroupe les acteurs du domaine de la confection. Il a lieu à Paris 2 fois par an. Il présente les fabricants d’étoffes (première vision), les accessoires de mode (modamont), le cuir (cuiràparis), les créateurs textiles (indigo) et les fabricants de fil (expofil).

 

Principe actif : (industrie chimique)

Terme pharmacologique qui désigne des molécules ayant des propriétés thérapeutiques. Utilisés dans la fabrication des médicaments, les principes actifs sont aussi recherchés pour la cosmétique et la dermatologie. Ils peuvent être d’origine naturelle (plantes) ou chimiques.

 

Prototypage : (industrie)

Réalisation d’un premier exemplaire d’un produit pour expérimenter ses qualités fonctionnelles avant de lancer une pré-série puis une production.

 

Puce interne : (électronique)

Synonyme de circuit intégré ou puce électronique. Composant dit « actif » car il combine plusieurs composants basiques (transistors, résistances, diodes). Une puce peut avoir une ou plusieurs fonctions et est munie de broches externes pour faciliter sa connexion.

 

QR-code : (informatique)

Signifie : Quick Response Code. Créé par une société japonaise en 1994, c’est un système de code-barre à décryptage rapide. Il permet de stocker d’une manière graphique des informations telles qu’une adresse d’un site internet.

 

Rémanence : (science)

Persistance d’un phénomène souvent visuel, après la disparition de sa cause. Dans le cas de la luminescence, la rémanence est le temps de la perception lumineuse qui subsiste en phase nocturne. Elle réagit toujours de la même manière avec un pic très performant au début suivi d’une forte descente de performances. Selon la qualité des produits, la rémanence peut être de quelques minutes à plusieurs heures. Il faut cependant signaler que les fabricants donnent toujours en référence le laps de temps global de la persistance lumineuse et non celui du pic qui est en général beaucoup plus modeste.

 

Résistif : (science)

Propriété d’une fibre conductrice de ralentir le passage d’un courant électrique s’accompagnant d’une augmentation de la température du matériau qui permet lors du passage d’un flux électrique de chauffer. La propagation du flux électrique dans un câble s’explique par l’excitation des électrons de la matière conductrice. C’est la réaction en chaîne des électrons qui crée la propagation du courant. Mais une fois excités, les électrons retournent tout aussi rapidement à leur état initial. Lorsque ce retour ne peut se faire, l’excitation se dissipe sous forme de chaleur.

 

Technoscience : (science)

Terme apparu en 1945 lors du lancement de la bombe nucléaire d’Hiroshima et Nagazaki. Il concerne les disciplines scientifiques dont les découvertes trouvent très rapidement des applications techniques effectives auprès du grand public via l’industrie. Il est couramment utilisé à partir des années 1970.

 

Techtextil : (commerce, industrie, textile)

Salon professionnel et international des textiles techniques. Créé en 1986 par le Messefranfurt, un puissant organisateur de salon germanique, il a lieu tous les deux ans à Frankfort, Shanghai en Chine et Atlanta aux Etats-unis. En 1996, Il met en place une classification de 12 secteurs d’applications reprises depuis par toute la profession. Le salon s’est ouvert aux technologies transversales à partir de 2005 notamment avec le milieu électronique et ocompte depuis 2013 une section spécifique intitulée « functional appareal textiles ».

 

Textile actif : (industrie textile)

Une des trois catégories des textiles à fonctions actives. Ces tissus ont des fonctionnalités liés au domaine de la cosmétique, du para-médical, de la sécurité. Ils ont la particularité d’émettre ou de diffuser des molécules, de la lumière, de la chaleur et ont la capacité de passer d’un état à un autre. Les technologies qui y sont associées sont en autre : la microencapsulation, la luminescence, les polymères à mémoire de forme, la thermochromie…

 

Textile à fonctions actives : (industrie textile)

de nombreuses appellations tentent de définir les textiles qui intègrent des nouvelles technolgies issues des technosciences. Le vocabulaire évolue sans cesse. Les synonymes les plus courants sont smart textiles ou textiles intelligents.

Thermochromie :(science)

Capacité de certaines molécules à changer de couleur en fonction de la température. Il y a deux familles distinctes : les cristaux liquides et les leuco-colorants ou encre thermochrome. Ces derniers sont le plus souvent utilisés sous forme de microcapsules. Les molécules réagissent à une température donnée, allant de -10 °C à + 60°C. Les applications commerciales sont orientées vers la traçabilité et la sécurité.

 

Tisseux : (industrie textile)

Synonyme de tisseur qui désigne les industriels du tissage. Ce terme se distingue de celui de tisserand qui a une activité artisanale.

 

Tombé de métier : (industrie textile)

Tissu brut issu du métier à tisser avant d’être envoyé dans la filière l’ennoblissement.

 

Tricot : (industrie textile)

Technique de fabrication d’un tissu apparu en Europe au Moyen-âge. A la différence du tissage, il n’emploie qu’un seul fil en formant des boucles et est fabriqué avec des aiguilles. Dans le milieu industriel de la maille sont utilisés deux types de métiers à tricoter : les tubulaires (sorte d’énorme tricotin) et les rectilignes. Les points les plus connus sont le jersey, l’overclock, le double-côte.

 

TUT : (industrie textile)

Acronyme de Textiles à Usages Techniques. Ce terme utilisé par le milieu professionnel désigne tous les tissus dont la technicité est supérieure à la valeur décorative. Il est utilisé en regard de la catégorie des textiles usuels qui concerne essentiellement les textiles d’usage courant comme par exemple l’habillement ou le linge de maison.

 

Tutoriaux : (communauté libre)

Anglicisme qui désigne un guide d'apprentissage conçu d’une manière pédagogique. Destiné à une population néophyte, il est conçu avec une série d’images montrant un processus pas à pas. Il est souvent complété de vidéos et de schémas. Très utilisé pour les logiciels, il s’est étendu aux activités manuelles et est devenu un pilier de communication pour les e-textiles.